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Collections du Muséum de Grenoble

Au cours du XVIIIème siècle, des érudits, des scientifiques, des passionnés, parcourent les Alpes et le monde, adressant au Muséum de Grenoble, des spécimens d’histoire naturelle de toutes origines et de toutes natures. Les collections n’ont cessé depuis de s’enrichir. Aujourd’hui, le Muséum de Grenoble figure parmi les plus grands Muséums de région avec, selon les estimations, de trois à cinq millions de spécimens (800 000 à 1 million de lots).

Cette collection de fossiles, minéraux, plantes, animaux et objets ethnologiques présente un intérêt croissant du fait des modifications importantes survenues à notre planète. Elle comprend un nombre considérable d'espèces régionales ou exotiques, aujourd'hui communes, parfois menacées, voire disparues.

Les collections de minéralogie et de pétrographie

Ces collections comprennent respectivement 10 500 minéraux et 6150 roches (spécimen unique ou lot de 3-4 pièces). Ces collections ont continuellement été enrichies depuis la fondation même du Cabinet d'histoire naturelle. Dès le début XIXe, la renommée des pièces minéralogiques en collection a dépassé nos frontières. On retrouve dans nos collections des grands noms de la minéralogie : le célèbre ingénieur des mines J.G.Schreiber , E. Gueymard (fondateur du laboratoire départemental de chimie à Grenoble, premier professeur de la chaire d'histoire naturelle à la faculté des sciences). Entre 1992 et 1996, une extraordinaire acquisition de pièces de l'Oisans fut réalisée. Si la moitié de la collection est de provenance régionale avec des pièces exceptionnelles, elle s'est également enrichie de spécimens provenant de sites internationaux réputés.

Les collections de paléontologie

Ces collections se subdivisent en trois grands groupes : les animaux dits invertébrés fossiles (22000 lots), les animaux vertébrés fossiles (20 000 spécimens), les plantes fossiles (3650 spécimens). S'il est possible d'identifier des pièces provenant du Cabinet, les grandes collections patrimoniales et scientifiques datent du XIXème siècle. A ce jour, 196 types ou figurés ont été dénombrés dans les collections. Ces spécimens étalons sont des pièces remarquables.
Un quart des invertébrés fossiles proviennent de Rhône-Alpes, un autre de l'hexagone (hors Rhône-Alpes), la moitié restante a une provenance internationale. La collection Albin Gras, donnée en 1856, en constitue un des fleurons. La collection de vertébrés fossiles est constituée majoritairement d'ours des cavernes et de la faune associée, provenant en grande partie de fouilles (grottes locales) effectuées depuis 1956. La collection de paléobotanique, majoritairement extra-régionale, est constituée d'acquisitions anciennes (XVIIIe – XIXe ) issues de mines aujourd'hui fermées et de la collection de Bruno Vallois récemment acquise.

Les collections de botanique et de mycologie

L'existence d'un herbier au sein du Cabinet d'Histoire Naturelle est avérée depuis 1801, avec parmi les plus anciennes parts, celles de Pierre Liottard, botaniste grenoblois (1728-1796). La collection comprend aujourd'hui principalement des herbiers mais aussi des collections
spécifiques : bois du monde, fruits secs, plantes en alcool, ainsi qu'une collection de modèles anatomiques.
Avec 500 000 parts estimées, cet Herbier est le 3ème de France parmi ceux conservés par un Muséum, hors Herbier National. Il comprend plus d'une centaine de collections différentes, dont des collections de références sur le plan scientifique (présence de spécimens de référence ou « types »), des collections historiques, des collections de référence régionales.
Certains de ces herbiers ont été réalisés par des hommes illustres tels que Dominique Villars, Casimir Arvet-Touvet...
Le fonds documentaire associé (manuscrits, flores, correspondance...) lui confère une valeur exceptionnelle.
Ces herbiers couvrent surtout le secteur des Alpes françaises et de la région Rhône-Alpes, mais aussi le reste de la France. Les végétaux présents sont principalement des Trachéophytes (plantes dites « supérieures »), les bryophytes (les « mousses »), les algues et les champignons, dont les lichens, et sont en plus petit nombre.
Ces collections constituent un patrimoine historique, mais aussi un outil scientifique toujours d'actualité pour décrire et classer les espèces végétales, rédiger des flores, étudier l'évolution de leur répartition et de leurs populations...

Les collections de zoologie (vertébrés)

Comprenant près de 14 000 spécimens (2000 mammifères, 8000 oiseaux, 2000 pièces ostéologiques...), la collection est de provenance régionale pour une bonne moitié, avec une proportion significative de faune spécifiquement montagnarde. Néanmoins, les cinq continents sont représentés dans la collection, grâce notamment aux dons de grenoblois ayant voyagé à l'intérieur de l'empire colonial français ou ayant participé à des expéditions de découverte scientifique (Dumont d'Urville, Le Rhin...).
La collection a bénéficié d'une politique d'acquisition soutenue depuis la création du Cabinet en 1773. Les taxidermistes ou préparateurs qui se sont succédés depuis 1854 ont de plus procédé au montage en interne d'environ la moitié de la collection de vertébrés naturalisés, l'autre moitié provenant d'achats ou de dons. C'est ainsi que des spécimens âgés parfois de près de 200 ans côtoient des animaux récents et d'excellente facture.
Le Muséum possède des collections de référence, importantes sur le plan scientifique pour un certain nombre d'espèces montagnardes, mais aussi un grand nombre de spécimens originaires de tous les continents, des espèces rares ou menacées quand elles n'ont pas disparues, ou encore des pièces historiques.

Les collections de conchyliologie

Les cinq sixièmes de la collection concernent des spécimens marins de toute origine géographique, avec une forte représentation de la Méditerranée. Mais ce sont surtout les collections de mollusques continentaux (terrestres et fluviatiles) qui s'avèrent d'un grand intérêt scientifique. Celles-ci sont structurées autour de trois grandes collections (Chatenier
pour la Drôme, Lamothe et Breistroffer), auxquelles on peut ajouter les rares pièces repérées provenant d'Albin Gras.

Les collections entomologiques

Les collections d'insectes et autres arthropodes terrestres comprendraient, d'après une estimation, quelques 600 000 spécimens.
Parmi ceux-ci, Coléoptères et Lépidoptères sont fort bien représentés, tout particulièrement les espèces diurnes de ce dernier groupe qui montrent une assez bonne couverture de l'ensemble des zones géographiques du globe. Concernant les Coléoptères, le matériel conservé provient quant à lui presque exclusivement du territoire français.
Les autres ordres d'insectes (Odonates, Hémiptères, Hyménoptères, etc.) sont également présents, mais en nombre nettement plus restreint. Enfin, quelques autres arthropodes (Arachnides) viennent encore, presque de manière anecdotique, compléter ces lots.
Bon nombre de collections, tous ordres confondus, renferment une part importante de matériel régional, car ayant été constituées par des entomologistes locaux.

Les collections d’ethnologie et d’anthropologie

La collection d'ethnologie extra-européenne comprend près de 2 000 objets, principalement africains et océaniens, mais aussi asiatiques et américains. Elle doit sa valeur à l'ancienneté des collectes réalisées, à une époque où la civilisation matérielle européenne n'avait pas encore excessivement influencée celle des autres populations mondiales. Les réseaux de collecte de ces objets recouvrent ceux des collections naturalistes : fonctionnaires coloniaux, militaires, explorateurs scientifiques... La collection comporte ainsi des objets de grande rareté ou faisant figure de témoignage historique comme par exemple les objets récoltés au cours de l'expédition Dumont d'Urville (1837-1840), de la circumnavigation terrestre du Rhin (1843-1846), de l'expédition Marchand en Afrique centrale (crise de Fachoda, 1898)... Signalons en outre la présence d'un exceptionnel tambour des îles Marquises acquis en 1846. En 2011, l'acquisition de 237 objets d'art animalier africains a complété la collection.
La collection d'anthropologie (déposée actuellement au Musée Dauphinois), est composée d'un lot d'éléments squelettiques (1935 pièces) et d'un lot mobilier (plus de 3100 pièces) collectés à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. La collection est issue de 43 sites isérois, essentiellement néolithiques, et d'une collection de crânes, dauphinois pour la plupart.