Lutte contre les discriminations liées au VIH/SIDA

Lutte contre les discriminations liées au VIH/SIDA

Des carrières interdites, des refus de soin, un parcours du combattant pour l’accès à l’emprunt, une sphère familiale pas toujours protectrice et une persistance des mises à l’écart au travail. Voilà les discriminations auxquelles sont confrontées les personnes séropositives.

Chiffres clés

37 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. En France, 150 000 de nos concitoyens sont séropositifs et 25 000 personnes ignorent qu'elles sont contaminées par le VIH. Chaque année, environ 6 000 nouveaux cas sont détectés et entre 350 à 500 décès sont enregistrés. ONUSIDA, programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida a fixé pour 2016-2021 l'objectif du triple zéro : « Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».

Actions menées depuis 2015 pour lutter contre le VIH/SIDA

Depuis 2015, la journée mondiale contre le SIDA qui a lieu le 1er décembre de chaque année, est l'occasion pour la Ville de mobiliser les grenoblois et les grenobloises autour de messages forts de prévention et de solidarité avec les personnes séropositives :

  • Pour la quatrième année consécutive, le Syndicat Mixte des Transports en Commun et la Ville de Grenoble s'associent en mettant en service un tramway spécialement « habillé » pour la journée mondiale contre le SIDA (décoration financée par le SMTC).
  • En signe de mobilisation, des préservatifs masculins et féminins sont mis à disposition chaque année à l'Hôtel de Ville, dans les Maisons Des Habitants et dans les locaux des associations.
  • En 2017, la Ville a projeté deux rubans rouges pendant deux semaines sur la Tour Perret du Parc Paul Mistral. En 2018, des rubans rouges ont été accrochés sur les emblématiques bulles de la Ville.
  • Chaque année, des kakémonos sont mis en place sur la façade de l'Hôtel de Ville.
  • En 2018, des pin's rubans rouges ont été offerts aux participant.e.s des Thés Dansants afin de les sensibiliser à cette journée mondiale.

Pour confirmer son engagement, la Ville de Grenoble a signé la Charte des Villes engagées contre le Sida en 2017 puis l’année suivante la Charte COREVIH vers des Alpes sans SIDA en 2030 afin de rappeler l’importance du dépistage mais aussi que les personnes séropositives subissent de nombreuses discriminations qui ont un impact majeur sur leur vie quotidienne.

Une fresque pour lutter contre les discriminations

La Ville de Grenoble a souhaité inscrire dans le paysage urbain un message fort de solidarité envers les personnes victimes de discriminations liées à leur séropositivité : un appel à candidatures a été lancé afin de réaliser une fresque sur le mur de la piscine Jean Bron, boulevard Gambetta.

Jérémie Dauliac alias Ekis, et Rebecca Bouffigny alias Boye, grenoblois et grenobloise, développent, en parallèle à leur activité d'artistes plasticiens, une pratique de la peinture murale, de l'affichage et de l'illustration.

Leur recherche picturale est basée sur la réappropriation des codes liés au graffiti, à la bande dessinée et aux arts visuels contemporains. Membres de l'association Contratak Prod, ils participent à la promotion des cultures dites urbaines par le biais de l'organisation d'événements (fresques, expositions, block party...) et de stages de transmission auprès de jeunes publics (MJC, collèges, lycées...).

Cette fresque a pour vocation d'interpeller les passant.e.s, quels que soient leur âge, sexe, condition sociale, sur le VIH et de contribuer à changer leur regard sur celles et ceux qui en sont porteurs. Elle a été inaugurée le 1er décembre 2016.

Durant la phase de réalisation, des permanences ont été installées dans le square, devant le skatepark, afin de favoriser discussion et échanges avec les lauréats de l'appel à candidatures et avec les associations grenobloises de lutte contre le VIH/SIDA.

Les associations et structures grenobloises de lutte contre le VIH/SIDA