
Renouvellement urbain de La Villeneuve
Depuis 2008, le renouvellement urbain transforme le visage de la Villeneuve avec l’ambition d’en faire le premier éco-quartier populaire.
Le projet de renouvellement urbain des espaces publics de la Villeneuve se décline sur trois quartiers : Arlequin-Parc Jean Verlhac, Géants-Saules et Village Olympique.
Ce projet est piloté par la Métropole en lien étroit avec les villes de Grenoble et d’Echirolles et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine.
Arlequin-Jean Verlhac
Un parc en vert et en bleu
Avec ses 14 hectares, le parc Jean Verlhac est le trait d’union entre les différents quartiers qui composent la Villeneuve. Le projet vise à le rendre encore plus agréable et frais, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs, de plus en plus fréquentes.
Une nouvelle entrée de parc

La démolition des anciens locaux du CCAS et du 20 galerie de l’Arlequin a créé une ouverture qui rend désormais visible le parc depuis l’extérieur. Une large allée bordée d’arbres invitera chacune et chacun à rentrer dans le parc, aujourd’hui encore trop méconnu. La piste d’athlétisme sera déplacée à l’intérieur du parc, sur le terrain de l’ancien collège Lucie Aubrac. L’ancienne école des Charmes, déjà démolie, laissera place à des jardins partagés et une grande pelouse arborée devant le nouveau collège. Enfin, une nouvelle aire de jeux sera installée en lieu et place de l’actuelle. En parallèle, le 10 et le 30 galerie de l’Arlequin seront entièrement réhabilités.
Un lac baignable, oasis de fraîcheur à la belle saison

Au cœur du parc Jean Verlhac, un lieu de baignade en plein air permettra de barboter et de nager dans une eau propre et un cadre sécurisé. Ce plan d’eau, situé en lieu et place du bassin actuel, sera accessible gratuitement. Il constituera une oasis de fraicheur à la belle saison, notamment pendant les périodes de canicule.
Un fonctionnement saisonnier
En période estivale, un périmètre de baignade sera installé, comprenant le bassin, les plages et le mobilier d’accueil (vestiaires, douches, sanitaires, infirmerie, etc.). Cette zone sera matérialisée par des clôtures qui permettront de réguler le nombre de baigneurs et de baigneuses afin de préserver la qualité de l’eau. Des analyses d’eau seront réalisées quotidiennement et la baignade sera encadrée par des maîtres-nageurs et maîtres-nageuses. Un accès à la fraîcheur sera également créé sur la placette Iris, avec des jeux d’eau et des brumisateurs qui fonctionneront d’avril à novembre.
Après la période estivale, le lac restera en eau mais la baignade ne sera plus autorisée. Le mobilier d’accueil sera retiré et stocké pour l’année suivante, de même qu’une partie des clôtures. Le lac retrouvera sa fonction ornementale. Toutefois, certaines activités nautiques (canoë-kayak) pourront y être autorisées dans un cadre scolaire ou associatif.
Un projet qui a évolué suite à la concertation
Un temps imaginé beaucoup plus vaste, le lac restera finalement de la même taille qu'aujourd'hui afin de ne pas empiéter sur le parc et ses buttes. L'inquiétude autour de l'impact visuel des clôtures a également été entendue. Certaines clôtures seront semi-enterrées, d’autres seront amovibles et enlevées à l'automne. Les échanges vont se poursuivre sur ce sujet mais également sur les horaires et périodes d'ouverture, les futurs usages, animations et activités qui se dérouleront dans et autour du lac pendant et en dehors de la période estivale.
Une gestion durable de l’eau
Construit il y a 50 ans, le bassin actuel est vétuste. Son eau n’est pas traitée et ne circule pas, ce qui favorise le développement de bactéries. De ce fait, le bassin est vidé et rempli régulièrement, générant une consommation estimée à 60 000 m3 d’eau par an, soit plus de trois fois celle de la piscine Jean Bron.
Pour rendre le lac baignable, un nouveau système hydraulique va être mis en place qui divisera par cinq la consommation d’eau du lac :
- L’eau sera traitée par phytoépuration (filtration par les plantes) et par rayons ultraviolets, sans aucun produit chimique.
- L’eau circulera en permanence entre le bassin de baignade et le jardin filtrant. Elle sera donc renouvelée plusieurs fois par jour.
- Les jeux d’eau de la placette Iris seront alimentés par l’eau filtrée de la baignade, tandis que la brumisation le sera par de l’eau potable, conformément à la réglementation.
Quand le lac sera vidangé, l’eau sera acheminée vers le coeur du parc où elle sera infiltrée dans le sol.
Un coeur de parc dédié au sport, aux jeux et aux animations
Une piste d’athlétisme va être aménagée sur le terrain de l’ancien collège. Des arbres y seront plantés, tout en conservant une grande pelouse libre pour flâner, jouer ou pique-niquer.
L’aire de jeux du grand toboggan sera modernisée et enrichie de nouveaux modules, notamment des balançoires et une tyrolienne.
L’amphithéâtre de la place Nibia Sabalsagaray - place Rouge sera doté d’équipements techniques et d’un escalier pour faciliter l’organisation de spectacles. Ses gradins seront peints en rouge, en référence à son appelation historique de “place Rouge”, et une oeuvre en “Marbre d’ici” sera réalisée au sol.
Plus d’infos sur le projet "Marbre d’ici".
Une crique centrale piétonnisée et végétalisée

La crique centrale de l’Arlequin va être transformée. Cet espace actuellement en friche sera planté d’arbres de haute tige sur sa quasi-totalité, apportant de la fraîcheur et de l’ombre. Une grande allée centrale et des cheminements permettront un accès clair et confortable aux différents équipements. La salle 150 a d’ores et déjà été démolie pour créer un parvis devant la nouvelle entrée de l’Espace 600. En compensation, une salle de quartier a été créée dans le Carré, le nouvel équipement jeunesse construit à proximité et qui accueille également un centre de santé. Parallèlement, le Patio, le 90, le 100 et le 110 galerie de l’Arlequin seront réhabilités.
Plus d’arbres et moins de bitume
Le projet Arlequin-Parc Jean Verlhac va permettre de planter plus de 700 nouveaux arbres, de végétaliser 8 500 m² suplémentaires et d’infiltrer une grande partie des eaux de pluie dans le sol au lieu de les envoyer à l’égoût.
Budget
Le budget total du projet Arlequin - Parc Jean Verlhac est estimé à 16,88 millions d’euros HT, soit :
- 10,76 millions à la charge de la Ville de Grenoble (dont 4,66 millions pour le lac et ses abords).
- 6,12 millions à la charge de la Métropole.
25 % de ces coûts seront pris en charge par l’Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain (ANRU).
Géants-Saules
Un quartier plus frais et mieux relié au parc Jean Verlhac
Construite à la fin des années 1970, la place des Géants est une grande place piétonne sur dalle bordée de logements, d’équipements et animée par les statues monumentales de Klaus Schultze qui lui donnent son nom. Après 45 ans d’existence, la dalle et le parking situés en-dessous sont très dégradés, c’est pourquoi ils vont faire l’objet d’une réhabilitation complète. C’est l’occasion de rendre la place plus conviviale et plus adaptée au changement climatique, avec plus de végétation et d’ombrage, ainsi que des assises et des jeux.
Le projet de renouvellement urbain vise à :
- Requalifier la place des Géants.
- Y apporter de la fraîcheur par différents moyens (végétalisation, brumisation, ombrage).
- Renforcer son lien avec le parc Jean Verlhac.
- Créer une nouvelle entrée de parc et une nouvelle passerelle piétonne à l’emplacement de l’ancien collège des Saules.
- Renforcer la visibilité des équipements publics en signalant leur parvis.
- Transformer la rue du 8 mai 1945 en promenade plantée.
- Favoriser l’infiltration des eaux pluviales dans les espaces de pleine terre.
Village Olympique
Rénover et végétaliser par petites touches
Héritage des Jeux Olympiques d’hiver de 1968, le Village olympique possède de nombreuses qualités : son caractère piétonnier, son patrimoine architectural et artistique, sa végétation… Toutefois, certains espaces publics vieillissent mal, notamment ceux sur situés sur dalle. Le projet de renouvellement urbain vise à réaménager trois secteurs du quartier (Claude Kogan, Christophe Turc et Giusto Gervasutti) afin de les rendre à la fois plus agréables, plus fonctionnels et plus adaptés au changement climatique.
Projet urbain des Villeneuves Grenoble-Échirolles
Créer le 1er écoquartier populaire, telle est l'ambition du projet urbain des Villeneuves à Grenoble et Échirolles. Ce projet est piloté par la Métropole en lien étroit avec la Ville de Grenoble.
En savoir plus sur le Projet urbain des Villeneuves Grenoble-Échirolles.