Moustiques tigres : des gestes simples pour réduire efficacement la prolifération

Ville durable

Publié le 05/06/2020

Le moustique Aedes albopictus (dit « moustique tigre ») est implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’Océan indien. En métropole, ce moustique s’est développé de manière continue depuis 2004. Arrivé en 2013 à Grenoble, il est désormais présent dans 67 départements (sur 96). Un moustique peut pondre entre 100 et 150 œufs par ponte.

Le moustique tigre se développe surtout en zone urbaine, dans de petites quantités d'eau, et se déplace peu au cours de sa vie (100 mètres autour de son lieu de naissance).

De coloration contrastée noire et blanche, l'insecte de très petite taille est particulièrement nuisible : ses piqûres surviennent principalement à l'extérieur des habitations, pendant la journée, avec un pic d'agressivité à la levée du jour et au crépuscule.

Pour lutter contre sa reproduction, il faut supprimer les lieux de ponte et de repos par des gestes simples. Les produits anti-moustiques (insecticides, répulsifs) ne suffisent pas, il faut les priver d’eau : retrouvez à cette adresse une check-list à réutiliser chez soi et transmettre à vos voisins !

  • Supprimer les gîtes larvaires potentiels, c'est-à-dire supprimer toute eau stagnante au domicile et autour, entretenir les espaces extérieurs, évacuer les feuilles mortes, tailler élaguer, ramasser les fruits tombés et éliminer les déchets végétaux.
  • Vider une fois par semaine les eaux stagnantes : soucoupes, vases, seaux.
  • Remplir les soucoupes avec du sable humide.
  • Vider les bâches et les piscines vides.
  • Couvrir les bidons de récupération d'eau de pluie pour les rendre inaccessibles aux moustiques (les couvrir d'une moustiquaire ou d'un tissu fin), retourner ou couvrir les arrosoirs.
  • Prévoir une pente suffisante pour que l'eau ne stagne pas dans les gouttières et les curer pour veiller à la bonne évacuation des eaux de pluie.
  • Ranger à l'abri de la pluie tous les stockages pouvant contenir de l'eau : pneus, bâches plastique, jeux d'enfants, mobilier de jardin, pieds de parasols...
  • Créer un écosystème dans un bassin d’agrément en y incorporant des prédateurs de larves de moustiques : batraciens, poissons.
  • Poser du sable ou du gravier sous les dalles des terrasses et sur les toits terrasse.

Ces gestes simples réduisent efficacement le risque de présence du moustique à proximité du domicile. Ils sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques et pour protéger son entourage.

Les services de la Ville de Grenoble œuvrent pour supprimer les gîtes larvaires, soit à l’aide d’un traitement larvicide soit en introduisant des prédateurs naturels dans les bassins, parcs et jardins, cimetière, bâtiments publics. Les services de la Ville interviennent sur l’espace public, mais ils peuvent également intervenir auprès des particuliers et des maitres d’œuvre ou d’ouvrage sur les chantiers.

La Ville de Grenoble informe et sensibilise le public, et répond aux particuliers. Elle peut éventuellement accompagner l’Entente Interdépartementale de Démoustication en enquête terrain lorsqu'un cas suspect d'arbovirose (dengue, chikungunya, zika ramené d'un pays tropical) a été signalé.

Questions fréquentes :

  • Je suis envahi par les moustiques sur mon balcon !

Vérifiez si votre balcon est construit en dalles sur plots, auquel cas de l'eau peut stagner sous les dalles. Posez ou faites poser du sable ou du gravier en veillant à ne pas le faire déborder par le trou d'évacuation. Si vous êtes locataire, mettez-vous en relation avec votre syndic/bailleur afin que des mesures appropriées soient mises en œuvre, conformément à l'arrêté préfectoral du 15 mai 2019.

  • Est-il possible d'utiliser un produit chimique pour tuer les moustiques ?

En raison du risque de développement de résistances, l'usage d'aérosols tuant les moustiques adultes est réservé à certains cas précis (maladie tropicale « importée » : cliquer ici pour plus d'info).
Le BTI est un larvicide (conçu à partir de bactéries) qui respecte la biodiversité, et peut être utilisé sur les eaux stagnantes. Cependant il ne constitue pas un usage pérenne, car son effet s'estompe à chaque épisode pluvieux ou renouvellement d'eau.

  • Je souhaite acquérir un piège à moustique, pouvez-vous m'aider ? Quel modèle choisir ?

Les pièges à moustique vendus dans le commerce ne sont pas forcément tous efficaces. Par ailleurs, il est nécessaire de bien respecter les modalités d'installation, et outre le prix d'acquisition élevé, l'entretien s'avère coûteux en consommables. En dehors des cas spécifiques, il convient de privilégier les mesures préventives (lutte contre les eaux stagnantes).

  • Quel produit répulsif utiliser ?

Seuls certains sprays sont efficaces contre le moustique tigre : rechercher sur le produit la mention de la molécule DEET ou IR3535, ainsi que la mention d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) identifiable par la présence sur l'étiquette d'un numéro de type « FR-AAAA-XXXX ». Il est important de respecter les instructions d'emploi, en particulier chez les enfants.

Les produits à base d'icaridine et huile d'Eucalyptus citriodora sont en cours d'évaluation au niveau européen. L'usage d'huiles essentielles n'est actuellement pas recommandé.

  • Pouvez-vous traiter la mare à côté de chez moi, celle-ci est envahie de moustiques ?

Il faut distinguer les eaux stagnantes des « vraies » mares. Ces dernières disposent d'un écosystème et ne sont pas à l'origine de la prolifération de larves de moustique tigre, du fait de la présence de prédateurs naturels. Si vous observez une forte présence de moustiques adultes à proximité d'une mare, cela est probablement dû à des eaux stagnantes alentour.

Le COVID-19 ne peut pas être transmis par une piqûre de moustique.

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