Maude Wadelec : «Réfléchir à ce qui est essentiel pour faire société»

Transitions

Publié le 10/03/2021

Maude Wadelec,
Conseillère municipale déléguée Réseaux des villes en transition

Pourquoi la thématique du Temps de l'essentiel ?

Le contexte sanitaire permet de questionner l'essentiel du superflu dans notre société. Notre modèle de société va-t-il dans la bonne direction ou il y a-t-il des modifications à effectuer dans notre système économique, dans nos rapports sociaux, dans nos habitudes du quotidien ? Différents indicateurs montrent que le réchauffement climatique s'emballe, que nous sommes dans une fuite en avant. Notre parti pris : se poser et réfléchir ensemble à ce qui est important, essentiel pour nous, pour faire société ensemble, à partir de trois piliers : la transition environnementale, démocratique et sociale.

Vous vous appuyez beaucoup sur la société civile pour construire cette Biennale...

C'est la logique de la Biennale des villes en transition... Mettre en place des outils et événements qui permettent aux habitants de s'emparer des différentes transitions. Se baser sur les initiatives de terrain et sur une démarche participative, est important : pour que les transitions soient efficaces, effectives, elles doivent être adoptées par tous et toutes. Ce que nous proposons du 1er au 4 avril, c'est un temps de réflexion collectif afin d'avancer en réseau avec le plus grand nombre d'acteurs, dans la même direction.

Pourquoi faire une Biennale ? Les transitions, ce n'est pas tous les jours et toute l'année ?

Oui, c'est tous les jours ! Mais l'intérêt d'une Biennale des villes en transition, c'est de rassembler les acteurs des transitions qui s'opèrent sur les territoires de France d’Europe et du monde durant quelques jours. De partager de s'informer et de nouer des contacts pour travailler au quotidien. Grenoble a été récompensés dernièrement et sera en 2022 Capitale verte européenne : nous sommes pionniers sur certaines transitions qu'il nous faudra encore amplifier. La Biennale des villes en transition nous permet également d’échanger avec d'autres villes qui sont aussi dans une démarche de transition. L’objectif : s’inspirer mutuellement en partageant les bonnes pratiques.

Que faut-il encore développer ?

Nous sommes aujourd'hui dans une logique d'amplification des transitions menées au cours du mandat précédent et qui portent leurs fruits, autour des déplacements, de la végétalisation, des égalités etc. Il y a des transitions que l'on va initier : notre rapport au vivant avec la cause animale par exemple. Et surtout, il y a une transition à laquelle on ne va pas pouvoir échapper, c'est cette transition du vivre ensemble, de l'inclusion dans toute la diversité de notre société. Nous sommes dans un contexte national et mondial qui nécessite une attention toute particulière sur cette transition du vivre ensemble, pour que chacun puisse trouver sa place et parce que chacun a sa pierre à apporter à l'édifice. L'objectif est de pouvoir avancer en commun, en réseau au lieu d'avancer seuls pour amplifier l'impact de nos politiques publiques. Nous avançons avec toutes les villes de notre agglomération, de France, d'Europe et du monde qui se retrouvent dans ces transitions et qui veulent identifier des pistes pour une société plus juste, plus équilibrée, plus robuste, plus épanouissante pour toutes et tous.