Et si le bien-être se colportait ?

Imaginez des Colporteur-euses de Bien-Être

2040, un nouveau métier itinérant s’est généralisé à Grenoble : les colporteurs et colporteuses de bien-être. Ils, elles parcourent les quartiers pour offrir aux habitants et habitantes, usagers et usagères d’un quartier, de partager un moment d’être ensemble et d’échange dans un cadre apaisant et accueillant, autour d’une collation “thérapeutique” préparée en fonction des maux et besoins exprimés par chacun-e. Ces moments sont l’opportunité d’orienter les personnes vers les ressources locales susceptibles de répondre aux besoins exprimés.

En débattre

  • Quel serait le rôle exact des Colporteur-euses de Bien‑Être et en quoi se distingue‑t‑il d’un travail social, sanitaire ou culturel classique ?
  • Quelles compétences clés et quelle formation pour ces colporteur-euses (écoute, médiation, premiers recours, cartographie des ressources, éthique) ?
  • Quelles protections juridiques et éthiques encadrer pour la confidentialité, le consentement et la sécurité des personnes et des intervenant·es ?
  • Comment financer durablement ce “bien‑être itinérant” sans fragiliser les acteurs existants ni créer de concurrence entre quartiers ?

Repères

  • À Grenoble, les Lieux d’Écoute et de Parole (LEP) ont été créés en 2002. En 2023, 2233 consultations sont réalisées par les psychologues des LEP. (Plan Municipal de Santé, 2024)
  • Seule une centaine de médecins généralistes exercent à Grenoble en 2023, et 49 000 patient-es sont suivi par des médecins de plus de 60 ans. (Plan Municipal de Santé, 2024)
  • Depuis 2016, des médiateur-ices paires en santé du CCAS facilitent le recours aux droits et l’accès aux soins de personnes en situation de précarité et/ou éloignées du système de santé. 908 personnes ont été accompagnées par les médiateur-ices en 2023. (Plan Municipal de Santé, 2024)