Grenoble 2040 : quel avenir pour l'eau à Grenoble ?

Les étudiant-es des masters 1 et 2 UPU : Urbanisme et Projets Urbains de l'IUGA (Institut d'Urbanisme et de Géographie Alpine) ont étudié l'espace public Grenoblois au regard des multiples enjeux systémiques (sociaux, environnementaux, climatiques, économiques, industriels) et du réchauffement climatique, avec un point d'entrée particulier : notre rapport à l'eau. Leurs travaux sont présentés dans cette page, avec le diagnostic réalisé par le master 1, et la vision prospective développée par le master 2.

Quels espaces publics pour demain ? Retrouver notre rapport à l'eau

Cet atelier encadré par Inès Ramirez-Cobo et Nicolas Vernet mobilise l’eau en tant que matière du projet urbain pour penser des espaces publics du territoire grenoblois mieux adaptés à un contexte marqué par le changement climatique et le besoin croissant d’espaces « refuges ». En s’appuyant sur la vision prospective déployée dans la fresque Grenoble 2040 « Pour des quartiers favorables à la santé » et les réflexions menées dans le cadre du programme de recherche POPSU Transitions Grenoble XXI « Retrouver les voi(es)x de l'eau », il a été proposé aux étudiant-es de démarrer leurs travaux dans un 1er temps par un diagnostic puis dans un 2ème temps par des orientations programmatiques à partir des questionnements suivants :

  • Comment les espaces publics peuvent-ils contribuer à l’adaptation de la ville de Grenoble aux enjeux environnementaux (réchauffement urbain, risque d’inondation, surconsommation des ressources ...) ?
  • Comment concilier « les espaces de l’eau » et un urbanisme qui doit donner réponse aux impératifs écologiques (espaces de fraicheur, baignade urbaine …) ?
  • Comment créer des conditions favorisant l’habitabilité des espaces urbanisés tout en intégrant les vulnérabilités territoriales et l’eau comme matière de projet (gestion de la pollution, d’infiltration et sol (dé)sartificialisé …) ?

6 thématiques explorées

Les diagnostics des étudiant-es se sont intéressés à plusieurs échelles spatiales (de l’échelle métropolitaine à l’échelle de l’îlot) et ont été structurés selon les 6 thèmes suivants :

  • Risque d’inondation
  • Risque de pollution (de l’eau)
  • Baignade urbaine
  • Infrastructures hydrauliques
  • Activités économiques / productives de l’eau
  • Natures du sol, eaux invisibles et drainage de la cuvette

Le diagnostic réalisé par les étudiant-es

Les orientations programmatiques se sont appuyées sur ces différents diagnostics réalisés et se sont focalisées quant à elles notamment sur des espaces situés au sein de la commune de Grenoble.
Le travail de diagnostic de la promotion M1 UPU a été présenté et mobilisé dans le cadre de l’atelier de projet urbain M2 UPU, et servi comme base de réflexion de leurs propres projets.

La vision prospective déployée

L’atelier des étudiant-es du Master 2 UPU, d’une durée de deux semaines, s’inscrit dans la continuité des diagnostics réalisés par les étudiant-es du M1 UPU à propos de l’eau en tant que matière du projet urbain pour les espaces publics grenoblois de demain. Les travaux de la promotion M2 UPU se sont ainsi appuyés sur les diagnostics de la promotion M1 à l’échelle du grand territoire afin de les décliner à l’échelle du quartier, en privilégiant certains sites pré-identifiés. Pour cela, les six groupes de travail ont mené un exercice de « design fiction » et répondu aux six enjeux issus des diagnostics :

  • L’anthropisation du territoire et la restauration des cycles naturels de l’eau
  • L’hybridation des réseaux hydrauliques au service du paysage et de la biodiversité
  • La réinsertion des cycles des activités productives au coeur des quartiers habités
  • Les refuges climatiques « multisensoriels » en ville pour pallier les risques en matière de sécurité sanitaire et d’ambiances urbaines
  • Le risque d’inondation et les vulnérabilités territoriales afin de repenser le cadre de vie face aux inégalités socio-environnementales
  • La baignade urbaine et l’accès à la fraîcheur pour repenser l’accès à l’eau en ville pour répondre aux enjeux de fraîcheur

L’ensemble des travaux réalisés a placé au coeur des projets l’eau en tant que levier et ressource des processus de commoning, en intégrant la notion de « communs » à la fois comme espaces d’action collective (quelles règles pour quels acteurs ?) et comme lieux ainsi que formes spatiales et paysagères (quelle est la « bonne échelle » ?). Ce faisant, les étudiant-es ont cherché à répondre aux questionnements suivants :

  • Quelles conditions permettent de rendre possible le renouvellement de la ressource en eau dans des systèmes de répartition considérés comme justes et suffisamment efficaces par les personnes concernées ?
  • Quelle place les communs occupent-ils dans la ville et de quelle manière contribuent-ils à la transformation de ses formes matérielles ?
  • Découvrir les travaux de design fiction des étudiant-es