Grenoble compte plus de 40 000 arbres et 450 hectares d’espaces verts publics et privés. À l’occasion de la saison de plantation 2025-2026, elle devrait bénéficier d’environ 940 nouveaux spécimens dans tous les secteurs de la ville.
Le changement climatique amplifie les fortes chaleurs, les sécheresses ainsi que les précipitations intenses et imprévisibles. La tempête Benjamin en a récemment fait une démonstration.
Observer, expérimenter, anticiper
Pour donner toutes ses chances au développement de l’arbre, le service Nature en ville étudie et expérimente la plantation d’essences qui pourraient accepter de vivre au carrefour de trois climats : méditerranéen, montagnard et continental.
On se base sur des données issues d’études et d’après nos propres observations pour choisir les arbres que l’on estime être les plus résistants à nos conditions
, décrit Louise Brunier, cheffe du service de l’arbre. Une soixantaine d’espèces différentes sont plantées cette année dont des essences qui ont déjà fait leurs preuves, telles que le chêne chevelu ou le mûrier, et des espèces pas ou peu plantées à Grenoble, comme le margousier ou le pin d’Alep.
Mais on ne se prive pas de planter des espèces indigènes en petit nombre.
Un jeune châtaignier a par exemple ouvert la saison des plantations dans le parc Bachelard/Champs-Élysées. On a retrouvé cette espèce ailleurs dans la ville et on n’a pas la certitude qu’elle soit inadaptée au changement climatique. Alors on fait des échantillons de test.
Les dégâts de la tempête Benjamin
Le passage de la tempête Benjamin a provoqué d’importants dégâts à Grenoble, le 23 octobre dernier. Au total, 90 arbres ont été déracinés ou cassés. Le parc Bachelard/Champs-Élysées a été le parc urbain le plus touché. Si 75 km/h de vent ont été relevés à Grenoble, le sud de la ville a certainement subi des vents beaucoup plus forts. Le secteur est soumis à l’effet Venturi, un couloir qui accélère la vitesse du vent.

Par ailleurs, les sécheresses de 2022 et de 2023 ont affaibli certains arbres et les fortes intempéries ont détrempé les sols calcaires, expliquant en partie ce déracinement. Les équipes municipales ont traité les urgences, dont les mises en sécurité. L’enlèvement des arbres ne présentant pas de danger immédiat pour les usagers et usagères a été confié à un prestataire fin 2025. Programmés à l’avance pour la saison de plantation en cours, le parc Bachelard/Champs-Élysées et son stade accueilleront une cinquantaine de jeunes arbres cet hiver.
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