Notre club est récent, cela fait moins de cinq ans qu’il existe, mais il est particulièrement dynamique
, se réjouit Robin Douté, membre des Sangliers d’Isar. Un nom original pour une discipline qui l’est tout autant.
Ce n’est pas du théâtre. C’est avant tout une discipline sportive très complète, qui nécessite donc beaucoup d’entraînement pour pouvoir la maîtriser, qui est très cardio – on parle déjà d’un équipement qui pèse plusieurs dizaines de kilos. On est d’ailleurs rattaché à l’ASPTT Grenoble – Montbonnot depuis trois ans. On s’entraîne deux fois par semaine et il y a les tournois à côté. Mais il y a un vrai rapport à l’Histoire. Ce sont d’ailleurs des passionnés d’Histoire médiévale qui ont créé l’association.
Concrètement, s’il peut se décliner sur plusieurs formats, le béhourd consiste le plus souvent en mêlées, c’est-à-dire des combats par équipes. Cela peut monter jusqu’à des mêlées à 100 contre 100 dans les grands événements ! Mais le plus souvent, ce sont des 5 contre 5.
Pour gagner, il faut faire poser un troisième point d’appui de l’adversaire au sol, que ce soit grâce à la frappe, via toute une panoplie d’armes médiévales, ou avec des techniques s’approchant de ce qu’on peut voir au judo.
Ouverture vers l’extérieur
L’association compte une trentaine d’adhérent-es, tous majeur-es, dont deux femmes. Contrairement aux idées reçues, et même si la majorité des membres restent des hommes, la pratique féminine se développe de plus en plus. Il y a même désormais une ligue féminine en France qui propose régulièrement des rencontres.
Si l’aspect sportif et de compétition reste prépondérant, le béhourd se veut aussi une immersion plus générale dans le monde médiéval. « On essaie de s’ouvrir vers l’extérieur en organisant ou en participant à des événements culturels, des fêtes médiévales.
On met le pied dans un vaste segment historique qui ouvre d’autres portes : l’étude de textes, de gravures ou d’enluminures ou des aspects plus techniques comme la forge, la couture. Il y a même des personnes chez nous qui se sont intéressées à des traités historiques d’escrime. » Les inscriptions pour la saison prochaine débuteront au début de l’été. Tenté-es ?
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