Il existe deux grandes coutumes dans le bâtiment, l’une concerne les occupant-es et l’autre le chantier.
Pour les occupant-es, la pendaison de crémaillère marque la première fois que le feu de la cheminée et le foyer fonctionnent.
Un peu avant, intervient la fin des travaux de charpentes (la structure). Dans la tradition, le-la charpentier-e, pour signifier la fin du chantier à toute la ville ou au village, et donc aux futurs occupant-es, plaçait un bouquet de fleurs sur son ouvrage, qui était ensuite récupéré par la maîtresse de maison, ou d’autres personnes pour les chantiers publics. Cette tradition a d’ailleurs été respectée pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris.
Auguste Perret, qui appelait la construction en béton armé « la grande charpenterie » et était sensible au respect des traditions et du travail des ouvriers, faisait lui aussi placer un bouquet au sommet de ses édifices à la fin de ses chantiers. Ainsi, le chef de chantier de la tour Perret de Grenoble, M. Nadaud, avait accroché un bouquet au paratonnerre début mai 1925, qui avait ensuite été décroché par le conseil municipal de l’époque.
Dans le cadre de cette tradition, l’entreprise Freyssinet installera un grand bouquet de fleurs fraîches dès le mercredi 27 mai. Quelques jours plus tard, la Ville de Grenoble le décrochera pour marquer symboliquement la fin de ce chantier de restauration hors normes. Les opérations de réception pourront ensuite avoir lieu, avant une inauguration le 10 juillet et une réouverture au public prévue à partir du 11 juillet. Les Grenobloises et les Grenoblois sont invités à surveiller le décrochage du bouquet.
l’agenda associé
- Vendredi 10 juillet à 17h00
Parc Paul Mistral
Fête et animation
