Octobre Rose, quand la Ville soutient la lutte contre le cancer du sein

La France est le deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein. Le nombre de cas augmente encore plus vite chez les moins de 40 ans. Pourtant, les facteurs environnementaux sont peu mis en avant, et les causes de la maladie sont trop souvent réduites aux comportements individuels. Or, ce n’est pas aux femmes de porter seules la responsabilité d’un environnement pollué et saturé de pesticides et de perturbateurs endocriniens. Face à ce fléau, Grenoble améliore la sensibilisation aux dépistages sur le territoire, et promeut une alimentation saine et en diminuant les niveaux de pollution dans la ville.

Santé

Par La rédaction, publié le 9 oct. 2026

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Le cancer du sein en France

Le cancer du sein est le 5ᵉ plus meurtrier avec plus de 61 000 nouveaux cas et 12 000 décès par an en France. C’est aussi celui qui cause le plus grand nombre de décès chez les femmes, avec 14 % des décès féminins par cancer en 2018 selon l’Institut National du Cancer. La France a été en 2024 le pays où les femmes ont été le plus touchées par le cancer du sein au monde juste derrière l’Australie, selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). La France est aussi le pays où le risque de cancer du sein est le plus élevé chez les femmes de moins de 50 ans.

La Ville de Grenoble agit

Depuis fin 2023, le pôle Santé Précarité de la Ville de Grenoble coordonne des actions avec ses partenaires (Ligue contre le Cancer, la CPTS, le Planning, le Département, la CPAM...) dans le cadre des campagnes nationales dont Octobre Rose. L’enjeu est notamment d’augmenter le nombre de dépistages, qui reste insuffisant avec un taux de 51,7% en Auvergne Rhône-Alpes, et notamment des problèmes d’accès à la mammographie. Les inégalités sociales et territoriales de santé pèsent aussi sur le non-dépistage.

Au-delà du dépistage, la Ville prévient et agit sur l’ensemble des déterminants de santé dont l’environnement et l’alimentation font partie. Il y a des conséquences directes et scientifiquement prouvées entre cancer et pollution environnementale. Grenoble assume de défendre la santé de ses habitant-es en s’attaquant directement aux causes de l’exposition à ces pollutions. Elle s’associe donc à la Ligue contre le cancer qui a demandé en juillet dernier l’extension du principe de précaution sanitaire afin de garantir à chacune et chacun le droit de vivre dans un environnement favorable à la santé, et s’est positionnée contre la réintroduction des pesticides dans la loi agricole.

Amandine Germain, Adjointe à la Santé et à l’Alimentation, précise : Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé pour l’entretien des espaces verts, les végétalisations, les piétonnisations et la promotion des mobilités douces permettent d’améliorer sensiblement la qualité de l’air, tout comme les rénovations de bâtiments publics ou la création de Places aux enfants devant les écoles améliore la qualité de l’air pour les enfants et des riverain-es, les agent-es d’entretien utilisent des produits non-toxiques, nous poursuivons notre engagement pour garantir des repas sains et de qualité dans les cantines scolaires, au maximum bio, etc. Nous allons aussi lancer tout prochainement des paniers santé pour les femmes enceintes, sans perturbateurs endocrinien ni produits chimique. Car prendre soin de la santé des enfants commence bien avant la naissance !