Comme beaucoup, j’ai vu les images de l’Hôtel de Ville de Limoges incendié, les émeutes dans les rues des grandes villes, les pillages de boutiques à travers le pays. Mais, hier soir, nous n’avions pas besoin de regarder ailleurs pour mesurer l’ampleur des dégâts. à Grenoble aussi, nous avons découvert un spectacle de désolation : une mairie abîmée, des commerces pillés, un immeuble incendié, des espaces publics ravagés.
Face à ces violences, notre priorité est claire : être aux côtés des Grenobloises et Grenoblois touché-es et agir concrètement pour les accompagner.
Depuis hier, les services de la Ville sont pleinement mobilisés sur le terrain. Je veux notamment saluer l’engagement des agent-es de la Police Municipale et de la Propreté urbaine, qui ont entrepris à l’aube le nettoyage du centre-ville, particulièrement touché par les dégradations commises en marge des manifestations.
J’adresse également tout mon soutien aux commerçant-es, qui font vivre nos quartiers et contribuent chaque jour à la vitalité de Grenoble. Derrière les vitrines brisées, les locaux dégradés et les marchandises volées ou détruites, il y a des femmes et des hommes, des familles, des emplois, des équipes, et des activités parfois fragiles. Les conséquences de ces violences ne sont pas seulement matérielles : elles sont autant humaines qu’économiques. La Ville et la Métropole seront à leurs côtés pour faciliter la reprise de leur activité et les accompagner dans leurs démarches.
Dès ce matin nous étions, avec les unions commerciales, sur le terrain pour rencontrer les commerçantes et commerçants et plus largement pour échanger avec les habitantes et habitants qui nous ont exprimé leur tristesse, leur colère et leur dépit de voir notre ville si abîmée. Nous avons été marqués par l’élan de solidarité des Grenobloises et Grenoblois qui se mobilisent aux côtés des agent-es ou encore des élu-es des autres communes de la Métropole qui nous ont proposé de l’aide et affirmé leurs soutien.
Enfin, j’appelle l’ensemble des forces politiques locales à la responsabilité et au discernement. Condamner les violences est indispensable. Refuser les amalgames l’est tout autant. Rien ne peut justifier ces actes qui doivent être traités avec la fermeté nécessaire. Mais rien ne doit non plus conduire à confondre les auteurs de ces dégradations avec les dizaines de milliers de personnes venues exprimer pacifiquement leur aspiration à davantage de justice sociale.
Nous devons tenir ensemble ces deux exigences : ne rien céder face aux violences et continuer à entendre les attentes légitimes qui s’expriment. C’est dans cet esprit de responsabilité, de solidarité et d’action que Grenoble doit désormais se reconstruire et avancer.
