Aux côtés de la jeunesse

Tribunes Politiques

Par Groupe Oui Grenoble, publié le 3 nov. 2026

Article

Depuis la rentrée scolaire, la jeunesse se mobilise.

Classes surchargées, absences non remplacées, salles de classe glaciales en hiver et suffocantes l’été, sanitaires dégradés… Voilà quelques-unes des raisons de la mobilisation des lycéen-nes, qui demandent aux côtés de leurs enseignant-es, des conditions dignes pour apprendre et bâtir leur avenir. Devant les lycées, en manifestation, sur les réseaux sociaux et même dans l’enceinte du conseil municipal, leurs demandes sont claires. Leur colère est légitime.

Elle s’est pourtant heurtée à une répression sans précédent. Les manifestations contre le CPE de 2006 avaient entraîné 1 900 gardes à vue. Vingt ans plus tard, ce sont 6 877 personnes, dont 86 % de mineur-es, qui ont été placées en garde à vue en l’espace de 10 jours.

Nous ne pouvons que déplorer que des mineur-es passent la nuit en cellule. Cette réponse a envoyé un signal désastreux à celles et ceux qui se sentent abandonné-es et se mobilisent pour leur avenir.

Nous avons soutenu autant que possible la mobilisation et mis à disposition des salles pour permettre aux organisations lycéennes et étudiantes de se réunir et de s’organiser.

Dans le même temps, nous donnons à la jeunesse grenobloise les moyens de s’engager et de faire vivre ses idées au sein des centres jeunes de la Chaufferie et du Carré, dont la programmation est portée par les jeunes eux-mêmes. Avec le service jeunesse et la Mission Locale, nous les soutenons dans leurs projets : BAFA, service civique, stages, formations, etc. Et nous continuons de leur rendre la culture plus accessible, avec des gratuités et des tarifs adaptés. Ce n’est pas un luxe : c’est un outil d’émancipation que nous leur devons.

La jeunesse doit maintenant être entendue par l’État et les Régions, qui doivent lui donner les conditions d’enseignement pour lui permettre de réussir ses études. C’est une priorité. Nous continuerons de nous tenir à ses côtés pour lui fournir l’appui dont elle a besoin. Et réclamer, avec elle, davantage de moyens pour construire son avenir.

Vincent BERLANDIS, Isabelle PETERS