Affiche du festival.
© Heather Avazeri et Eloise Guillaud

Maudit Festival : discrimination et subversion

Organisé par l’association Terreur Nocturne, le Maudit festival explore les marges du 7e art avec une programmation audacieuse, intelligente et décalée.

Culture

Par Annabel Brot, publié le 6 janv. 2026

Article

On défend un cinéma de patrimoine qui est rare, étrange, en avance sur son époque et souvent incompris, résume Sarah Onave, responsable de la programmation. D’où l’idée cette année d’aller du côté de la marginalité dans ce que les films racontent, avec un fil conducteur qui met avant des personnes ou des communautés discriminées et un détour par des facettes plus sombres ou dérangeantes…

Douze séances illustrent cette thématique avec plusieurs films américains qui soulèvent des questions de société toujours d’actualité. La preuve en images avec Ganja and Hess.

Signé en 1973 par un membre d’une communauté marginalisée - le réalisateur afro-américain Bill Gunn - ce film de vampire 100 % expérimental déconstruit tous les codes pour réinterroger la question de l’identité. Autre incontournable : une soirée serial killer avec notamment Schizophrenia de Gerald Kargl.

Une immersion troublante et saisissante dans le mental d’un tueur : âmes sensibles s’abstenir ! On pourra se remettre de ses émotions lors d’une « clôture plus légère mais qui bouscule » avec But I’m a cheerleader de Jamie Babbit, une comédie qui évoque l’homophobie sur un mode apparemment fun mais sacrément décapant !

Informations complémentaires

Durée

Du 27 janvier au 1er février, au cinéma Juliet-Berto, au Ciel et à Mon Ciné.