Ça a été une aventure humaine incroyable, physique mais surtout très drôle
, explique ce passionné de montagne, un peu réticent
quand il s’est mis il y a quelques années à la joëlette. J’avais l’impression de ne servir à rien, d’être un peu comme un sac à patates
, confie-t-il, lui qui a depuis complètement adopté ce fauteuil roulant handisport.
La course EN 10K mise en place l’été dernier par l’UT4M lui a ainsi offert quelques souvenirs mémorables et de bonnes tranches de rigolade. On était une équipe d’une demi-douzaine, des profils différents mais tous là pour se marrer avant tout. Les potes disaient à certains concurrents que j’étais un millionnaire qui voulait participer à l’épreuve en se faisant porter. J’ai mis du temps à comprendre pourquoi certains me regardaient parfois de travers (rires)
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Solidarité à toute épreuve
On l’aura compris, si l’aspect sportif reste important, l’essentiel est ailleurs. La moitié du temps de notre chrono, on était à l’arrêt pour notamment profiter des paysages. Et puis la solidarité des autres concurrents qui venaient filer un petit coup de main sur les tranches du parcours les plus dures… C’était vraiment un moment incroyable.
Vincent et son équipe essaient d’ailleurs de participer dès que possible à d’autres épreuves du genre sur le territoire. L’UT4M propose une course spécifique mais on peut participer presque partout. La joëlette – je remercie l’association ASPA Running de nous l’avoir prêtée - permet d’arpenter tous les terrains.
Un trône
qui demande quand même quelques efforts à son occupant-e, ne serait-ce que pour la gestion de l’équilibre. Mais qui ouvre la voie (royale ?), à des temps de partage et de convivialité !
