Portrait d'une brebis dans sa bergerie
© Mathieu Nigay

De nouvelles brebis rejoignent le troupeau de la Ville

Depuis le 05 octobre, le troupeau s’est vu agrandi de 7 nouvelles agnelles « Grivettes », race originaire de la région Rhône-Alpes. Après quelques semaines d’observation et d’acclimatation aux jardiniers-bergers, elles seront rejointes par les 10 autres brebis qui reviendront en fin d’automne pour leur hivernage à la bergerie.

Environnement

Par La rédaction, publié le 13 oct. 2026

Article

Disposer d’un troupeau en régie permet à la Ville de s’assurer du bien-être des animaux tout au long de leur vie. Les deux jardiniers-bergers de la Ville veillent à la bonne santé du troupeau lors de leurs visites trois fois par semaine : apporter de l’eau, surveiller et déplacer le troupeau selon la nourriture disponible, entretenir les clôtures, l’abri et prodiguer les soins nécessaires tout au long de l’année.

Le troupeau était déjà constitué de brebis de la race Rava, originaire du massif central, qui affectionnent les végétaux plus ligneux, et de la race Ouessant, race historique du Finistère (de l’île d’Ouessant). Avec 7 nouvelles agnelles « Grivettes », toutes ces brebis sont dites « rustiques », elles sont résistantes au froid et aux maladies et ont une alimentation variée notamment car elles ont été moins sélectionnée génétiquement que des races plus classiques d’élevage.

Pourquoi recourir à l’éco-pâturage ?

L’éco-pâturage est l’une des méthodes utilisées par la Ville de Grenoble pour aller vers une gestion plus naturelle des parcs et jardins. Il s’agit de faire pâturer des animaux herbivores comme les moutons ou les chèvres.

L’écopâturage présente de nombreux avantages :

  • Les animaux sont des compagnons des jardinier-ières et cela évite l’utilisation d’outils thermiques ou électriques bruyants
  • Le sol est préservé car non tassé comme cela peut être le cas avec les machines d’entretien (tondeuse, moto-faucheuse, etc.)
  • La diversité floristique est préservée grâce à une tonte douce
  • Les habitantes et habitants peuvent côtoyer des animaux habituellement réservés aux zones rurales… dans la ville.

Cette année encore, le troupeau pâture au parc Bachelard, dans un enclos spécialement conçu pour eux, à la Villeneuve, secteur Bajatière et à la Bastille (dans le fossé sous l’accrobranche, le fossé de la via ferrata et une prairie sèche). Leur bergerie se situe au centre horticole de la Ville de Grenoble (commune de Saint-Martin d’Hères). Elles y passent l’hiver au chaud avant de retrouver les vertes prairies de la ville.

Pourquoi ne faut-il pas nourrir les animaux de la ville ?

Si cet acte est souvent plein de bonnes intentions et paraît anodin, les conséquences peuvent être très graves pour les animaux : obésité, problèmes de digestion, dérèglements hormonaux, allergies, phyto-toxicité, et dans les cas les plus graves, la mort.

Les moutons sont des herbivores avec un régime alimentaire constitué de fourrage, d’herbe et, dans des conditions contrôlées, de compléments en céréales et en sels minéraux. Comme les humains, ces mammifères peuvent aussi être sujets à des allergies. Seuls les bergers qui suivent le troupeau au quotidien, ainsi que leur vétérinaire, sont au courant de toutes les spécificités alimentaires de chaque brebis.

De plus, les brebis profiteront cet hiver, pour la seconde année consécutive, de foin fauché dans les espaces verts de Grenoble. Les surfaces de fauche du parc des Champs Élysées ont été augmentées, permettant ainsi à la Ville de produire un foin en quantité suffisante et de la meilleure qualité possible. Les jardiniers formés à la fauche ont réalisé des ballots de foin miniatures destinés à nourrir le troupeau, grâce à un matériel de fauche adapté.

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