Emmeline Capuzzi, responsable de la boutique, extirpe un béret lie-de-vin, vous en coiffe avec douceur et décoche un sourire qui vous réconcilie avec tous les bibis du monde !
Cent quatorze ans que La Parisienne a le don de (savoir) faire porter le chapeau aux Grenoblois-es. Née en 1913 rue Lafayette, la chapellerie qui a connu Ploussu et Chatin-Aux Dames de France, en est aujourd’hui la gardienne. Le féminin lui va bien.
La Parisienne, c’était une référence au chic parisien
, explique Emmeline Capuzzi, qui raconte l’époque où Jeannine Tchernelewsky fabriquait ici des chapeaux et des robes de mariées, le rachat de la boutique par Odile Stucki qui était arrivée comme vendeuse et connaissait tous les clients
.
Chapeaux français
C’est avec elle que la jeune chapelière de 24 ans, modiste diplômée, a appris le métier – et toutes ses ficelles. Incollable sur les tours de tête, sur la position du nœud chapelier, et sur les modèles, du fedora d’Alain Delon dans Borsalino au traveller en passant par le panama, le stetson, le Kangol (la casquette des rappeurs), le porkpie, la chapka, sans oublier le béret reconnaissable à son inimitable cabillou !
Au choix et à la création s’ajoute une autre chance incroyable : La Parisienne s’est mariée à la maison familiale Aurega qui, dans le Tarn-et-Garonne, fabrique… des chapeaux français !
