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© Mathieu Nigay

L’Abeille d’or, madeleine grenobloise

Les années, les modes, les concepts passent, l’Abeille d’or reste.

Economie

Par Isabelle Ambregna, publié le 5 janv. 2026

Article

Dans son jus, avec sa devanture d’antan, son parquet en bois qui craque, ses bonbonnières pleines à craquer d’oursons guimauve et de carrés réglisse Auzier-Chabernac, ses casiers à nonettes et à fondants, et ses seaux en cuivre et petits pots blancs au mythique paysage de montagne… On s’y réfugie comme en enfance, pour ses bonbons d’autrefois et son miel par lequel tout a commencé ! Tic-Tac…

Derrière son comptoir à l’ancienne, Laure Chabert, 4e génération, remonte le temps, entrouvre mentalement l’album familial. On devine le Vercors où ses arrière-grands-tantes, Suzanne Roche-Ceyvet et ses sœurs Blandine et Amédine, étaient éleveuses d’abeilles.

Délice d'initié-e

Pour vendre leur miel, elles ouvrent boutique le 1er avril 1921 au 3, rue de Strasbourg. Depuis, le nectar (vendu à l’époque à la cuillère !) n’a cessé de couler. Avec Albert et Odette Chabert (2e génération), Claude et Nicole (la 3e) puis Laure, les rayons croulent sous les confiseries artisanales et les pots de miel – du romarin digestif à la subtile lavande, du tilleul fleuri au sapin pectoral.

14 variétés et 12 tonnes annuelles provenant de petits apiculteurs français et espagnols formés pour certains par mon père apiculteur, confie Laure Chabert dont la maison familiale continue de fabriquer le précieux candi, nourriture de l’abeille. Autre délice d’initié-es…

Informations complémentaires

L'Abeille d'or

3, rue de Strasbourg 38000 Grenoble