La tour Perret se dévoile, vue du ciel.
© Auriane Poillet

Tour Perret, Tour de magie

On attend ce moment avec impatience. Plus que quelques semaines avant que la tour Perret ne se sépare de son échafaudage et se dévoile, enfin, en pleine lumière… Après deux ans de travaux, cet édifice centenaire va retrouver sa fonction au cœur du parc Paul-Mistral. Retour sur un projet unique par son ampleur et les défis techniques qu’il a posés, à travers les réactions des principaux acteurs impliqués.

Patrimoine et Histoire

Par Gilles Peissel et Richard Gonzalez, publié le 5 janv. 2026

Article

Depuis que la tour Perret s’est drapée derrière son voile de chantier et que sa fine silhouette a disparu sous l’échafaudage, les travaux se poursuivent avec une certaine discrétion. Même le bruit des travaux s’est atténué. La première phase de cette opération de restauration d’envergure, lancée en 2023, était rythmée par les marteaux-piqueurs et les allées et venues des engins de chantier à ses pieds.

Ces derniers mois sont consacrés aux finitions, moins bruyantes : patine d’harmonisation, pose des menuiseries, mise en lumière, etc. Ultime étape importante à venir : l’installation des ascenseurs. La nouvelle cage est fixée et la fosse où sera logée la machinerie est prête. Il ne reste plus qu’à installer les deux cabines d’époque, restaurées et remises aux normes.

Ce sera fait ce mois de février. D’ici là, l’échafaudage sera démonté et la tour Perret réapparaîtra alors sous ses plus beaux atours, tout en révélant quelques marques des interventions qu’elle aura subies… Fondations, piliers, claustras, escaliers, tout a été revu, testé, consolidé, reconstruit ou traité pour que cette noble centenaire soit de nouveau ce belvédère sur les montagnes que son constructeur, Auguste Perret, avait imaginé en 1925.

Vision panoramique

Avant son inauguration, avant de pouvoir déambuler sur la terrasse sommitale pour se repaître d’une vision panoramique sur Grenoble et ses montagnes, nous avons souhaité mettre en lumière les acteurs de ce chantier inédit. Ce dossier ouvre donc ses pages, tout d’abord, aux entreprises impliquées, dont le groupement Freyssinet. Elles sont intervenues sur les bétons, autant sur le plan structurel qu’esthétique.

Image d'un ouvrier en train de souder la main courante.
Image d'un ouvrier en train de souder la main courante. :
Intervention encordée de soudure sur la main courante par l’entreprise Altius.
© Auriane Poillet

Le travail accompli sur un édifice classé Monument historique, aussi haut que complexe – il a fallu tester et mettre au point plusieurs techniques avant de les appliquer à l’ensemble de la tour –, fera sûrement partie de leurs plus belles références. L’architecte en chef de l’opération ensuite, expert en restauration du patrimoine, pour qui la tour Perret marquera sans doute un sommet dans sa carrière.

Le personnel de la Ville de Grenoble qui, dans son rôle de maître d’ouvrage, a piloté cette restauration et fait en sorte que, malgré les incertitudes inhérentes à ce type de chantier, tout se passe bien jusqu’au bout. Une entreprise de l’agglomération grenobloise enfin, mécène de l’opération, pour son soutien constant et enthousiaste !

Angles insoupçonnés

Nous avons également fait la part belle à l’image, car la tour Perret est photogénique. Surtout lorsqu’on a la chance de pouvoir y accéder au petit matin et de la surprendre sous des angles insoupçonnés. Des photos pour rêver, en attendant d’y monter à votre tour… et d’immortaliser vos propres émotions !