Depuis sa construction, en lieu et place d’une ancienne boulangerie, la maison individuelle (qui a gardé son four à pain), tout en bois de récupération, arbore la même façade bleu Majorelle qui tranche avec son voisinage : son ex-propriétaire, épris de liberté et d’architecture, l’a rehaussée d’orange et de vert, dans un style très Frida Kahlo…
Ceci n’est pas… un parpaing tombé du ciel ni de la science-fiction. À l’endroit où la rue des arts forme un U, un monumental bloc de béton incliné s’élève, tout recouvert de mousse et flanqué de huit gros exutoires colorés à l’intérieur. Rien ne dit depuis quand il est là, qui l’a créé, et encore moins qu’il abrite, chose surréaliste dans ce lieu contraint, un parking !
Des bateaux à Grenoble ?
Lors de son passage à Grenoble en 1966, le Général de Gaulle l’avait confondue avec un cirque
! Depuis sa construction en 1963 par l’architecte Maurice Blanc, l’église Saint-Jean n’a cessé de surprendre par sa forme circulaire coiffée d’un lanternon ! Pas moins de 18 piliers en béton armé, aux allures de pilotis, soutiennent la nef – à l’acoustique remarquable – dotée d’une charpente en bois. Tout aussi sacrées que les crêpes et les fondues élaborées par le bien-nommé restaurant (et institution grenobloise) À Confesse, sis 27, rue Saint-Laurent : sa devanture et sa porte d’entrée, ont été récupérées d’un ancien confessionnal !
Juste un peu plus haut, à l’arrivée de la montée Chalemont, le Musée dauphinois (ex-couvent Sainte-Marie-d’en-Haut) abrite Écorcée, œuvre étourdissante du sculpteur-plasticien Simon Augade, une mangrove monumentale créée à partir de 30 m3 de bois résineux locaux dont les racines engloutissent l’ancien cloître !
Des bateaux à Grenoble ? Si vous en doutiez, faufilez-vous rue Madeleine et, juste avant de tourner place de Bérulle, jetez un coup d’œil à sa pierre d’angle : vous y verrez les anciennes traces des cordages de bateaux, jadis amarrés sur les quais de l’Isère…
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