Leur handicap est peu visible ; il fait partie des troubles du spectre autistique (TSA). Au départ, nous étions un groupe de parents qui voulait permettre aux personnes autistes d’évoluer professionnellement en milieu ordinaire. L’idée d’un café-restaurant a germé car cela offre une mixité sociale et des occasions d’entrer en relation
, explique Muriel Sigaud, coordinatrice de L’Atypik, ouvert en 2013.
Depuis, une quarantaine de couverts sont servis chaque midi de la semaine. Avec des fruits et légumes bio et de saison, souvent locaux - et trois plats - viande, poisson et végétarien. Dans l’équipe, en cuisine et à la plonge, les tâches sont organisées et réparties selon les possibilités de chacunet de chacun.
Accueil et rencontres
Un jeune vient trois fois par semaine juste pour remplir les bouteilles d’eau
, illustre la coordinatrice. On s’adapte à chaque profil, selon la fatigabilité. Travailler avec des personnes en situation de handicap change le sens de faire du commerce. C’est l’humain, le plus important.
Le lieu se veut ouvert sur le quartier, rien d’une forteresse. Les parois sont vitrées à l’angle de la rue Très-Cloîtres et de la place Edmond-Arnaud. Le voisinage passe commande d’un signe, salue au travers. Aussi, deux après-midi par semaine, le café propose des ateliers, des animations.
Les samedis après-midi sont dédiés à des rencontres entre fratries ou familles de personnes autistes, et à l’accueil des personnes autistes et de leurs proches.
Informations complémentaires
L'Atypik
10, place Edmond-Arnaud 38000 Grenoble
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