C’est Ali, exilé de Mauritanie, qui portait la toque pour la préparation du plat, et Laeticia, d’Angola, celle du dessert. Deux midis par semaine, mardi et jeudi, ils et elles sont une dizaine en cuisine à préparer des plats à manger sur place, à emporter ou en livraison (à vélo) dans les parages.
En début de semaine, dans l’équipe, ce sont des personnes exilées qui se préparent au CAP Production et service en restauration en candidat-es libres. À la coordination et formation, Christine, salariée.
Grand repas festif
Le reste de la semaine, aux fourneaux, d’autres personnes migrantes venues au bouche à oreille et par des associations partenaires. Nous avons voulu créer un lieu où se retrouver et cuisiner régulièrement avec les exilé-es. Même si nous n’avons pas la même langue, quelque chose passe en cuisinant, on arrive à discuter des plats, de leur préparation, une vraie rencontre se fait
, raconte Sandrine Trigeassou, fondatrice de l’association Cuisine sans frontières, ouverte en janvier 2015.
Un service traiteur est également assuré pour des réceptions jusqu’à 150 personnes. L’association est aussi connue pour le grand repas festif qu’elle organise place Saint-Bruno en octobre. Les exilé-es ont quelque chose à apporter à notre culture ; nous avons beaucoup à apprendre de ces personnes. Même si elles traversent les pires galères, elles gardent le sourire
, partage Sandrine.
Informations complémentaires
Durée
Mardi et jeudi sur place ou à emporter (réservations la veille avant midi).
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