On pensait qu’il suffisait d’appliquer un ragréage de ciment sur les parties dégradées. Mais ce traitement sera aussi efficace qu’un simple « pansement » sur un mal profond, et le béton continuera de s’effriter.
Dénigrement du béton
La fin des années 1960 marque le début d’une longue descente dans l’oubli, sous l’effet conjugué de l’état de l’édifice et, surtout, de l’enthousiasme qui s’empare de la région grenobloise pour la préparation des Jeux d’hiver de 1968. Dans cette nouvelle aventure, tous les regards se tournent vers la flamme olympique, jusqu’à occulter complètement la fermeture de la tour pour raisons de sécurité . La vague de dénigrement du « tout béton » et de l’architecture moderne, souvent réduite à la grisaille monotone des grands ensembles, emporte alors avec elle un monument dont on ne sait plus quoi faire…
La reconnaissance des années 2000
Il faut attendre les années 2000 pour que les regards changent. Classée Monument historique en 1998, la tour fait l’objet de plusieurs études techniques. Ce changement de regard, alimenté par plusieurs études techniques, aboutit en 2016 à la décision de la Ville de Grenoble de restaurer l’édifice. Le chantier s’annonce hors-norme. La suite est connue : une phase test expérimentale pour mettre au point des techniques innovantes, deux ans et demi de travaux d’une grande complexité et des enseignements utiles pour la restauration des bétons du monde entier. Prête à affronter le XXIe siècle, la tour Perret est de nouveau au centre du jeu.
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- Vendredi 10 juillet à 17h00
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