Dans les jumelles de Jean-Marc Coquelet, ornithologue naturaliste

« Regardez ! C’est une famille de corneilles, et là, ce sont des jeunes, leur plumage est légèrement brun », vous glisse Jean-Marc Coquelet, qui connaît par cœur le Jardin des plantes du Muséum de Grenoble et ses 63 espèces d’oiseaux en particulier. À 72 ans, l’ex-agent, recruté au Muséum en 1983 « pour [s’] occuper des aquariums » et retraité depuis 2021, n’a jamais oublié la rue Dolomieu et son petit coin de paradis.

Environnement

Par Isabelle Ambregna, publié le 30 juin 2026

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Après le travail, je venais observer les oiseaux, raconte l’ornithologue et naturaliste autodidacte, membre de la LPO. Jumelles et calepin à portée de main, c’est à l’ancienne qu’il a tout appris, méthode qu’il préfère de loin aux applications qui ne vous laissent pas le temps de l’apprentissage.

Des milliers d’heures de présence au Jardin des Plantes l’ont familiarisé avec les canards colvert qui ne vivent que la nuit et ne viennent ici qu’en journée, la fauvette à tête noire dont le chant a évolué. Celui qui a connu il y a 20 ans, le moineau friquet, joue blanche et virgule noire, disparu depuis, a eu le bonheur de croiser ici même l’un des premiers pigeons ramiers nicheurs – œuf à l’appui - et même une petite sarcelle en plein hiver.

Le réchauffement climatique incite certains oiseaux de passage à rester dans notre région car ils trouvent désormais à manger pendant l’hiver, témoigne ce passionné qui depuis un demi-siècle observe à Grenoble la faune ailée.