Après le travail, je venais observer les oiseaux
, raconte l’ornithologue et naturaliste autodidacte, membre de la LPO. Jumelles et calepin à portée de main, c’est à l’ancienne qu’il a tout appris, méthode qu’il préfère de loin aux applications qui ne vous laissent pas le temps de l’apprentissage
.
Des milliers d’heures de présence au Jardin des Plantes l’ont familiarisé avec les canards colvert qui ne vivent que la nuit et ne viennent ici qu’en journée, la fauvette à tête noire dont le chant a évolué
. Celui qui a connu il y a 20 ans, le moineau friquet, joue blanche et virgule noire, disparu depuis, a eu le bonheur de croiser ici même l’un des premiers pigeons ramiers nicheurs – œuf à l’appui - et même une petite sarcelle en plein hiver.
Le réchauffement climatique incite certains oiseaux de passage à rester dans notre région car ils trouvent désormais à manger pendant l’hiver
, témoigne ce passionné qui depuis un demi-siècle observe à Grenoble la faune ailée.
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