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© Alban Lascurettes

La santé mentale, on en parle ?

«On a toutes et tous une santé mentale». Indissociable de la santé physique, la santé mentale n’est plus invisibilisée. Mise à mal à la suite d’un burn-out, d’un deuil, d’agressions ou de harcèlement, fragilisée par l’éco-anxiété, elle requiert aide et accompagnement, pas toujours faciles à trouver. À Grenoble, associations, soignant-es et Ville se mobilisent pour déstigmatiser les troubles psychiques et mieux accompagner celles et ceux qui en ont besoin.

Santé

Par Isabelle Ambregna, publié le 28 août 2026

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Elles et ils s’appellent Jordan, Aurélia, Djoudi, Hélène, Baptiste, Louis, Léna*, ont connu des hauts et des (très) bas et pourtant, ce jour-là, leur énergie et leur bienveillance sont plus que palpables dans la grande salle de réunion de ClubHouse.

Implantée depuis janvier 2025 dans un espace lumineux de la Caserne de Bonne, la nouvelle structure, semblable à un tiers-lieu, mise sur l’être et le faire ensemble pour aller mieux. Mon psychologue m’avait parlé du club, confie Hélène. Venir ici m’a permis de prendre conscience de mes compétences. La communauté du club est très soutenante. Il n’y a pas de pression, on vient quand l’énergie est là. Assez peu de structures fonctionnent ainsi.

Comme Hélène, Djoudi, membre lui aussi, a retrouvé un emploi. Jordan et Aurélia se sont quant à eux inscrits à un diplôme universitaire (DU) qui les formera à la pair-aidance (soutien mutuel fondé sur l’expérience partagée).

Réseau d’entraides

Rompre l’isolement est une première marche lorsqu’on souffre de mal-être. Le retrait social fait le lit des troubles psychiques, souligne Marion Candiago, coordinatrice du Comité Local de Santé Mentale (CLSM), un dispositif piloté par la Ville de Grenoble depuis 2007, qui travaille main dans la main avec le Centre Hospitalier Alpes-Isère (CHAI).

Comme le CLSM, nombre de structures et d’associations grenobloises méritent d’être découverts. Oui, il existe un millefeuille qui parfois rend l’orientation difficile. Mais l’entraide existe de ClubHouse à l’UNAFAM, du réseau Répsy à la Maison des adolescents Isère et aux associations spécialisées dans l’art-thérapie ou dans les questions de migrations.

L’innovation en psychiatrie, elle aussi, progresse à Grenoble au sein des centres experts du CHUGA (schizophrénie, maladies rares), soutenues par la fondation FondaMentale. La psychiatrie de demain est, pour moi, dans la prévention des troubles au plus tôt, dès 12-13 ans, explique le Pr. Clément Dondé, spécialisé dans la psychiatrie de l’adulte au CHAI et enseignant-chercheur à l’Université Grenoble Alpes (UGA). Elle passe aussi par le travail des équipes mobiles de crise (Calipso), le respect des droits, le soutien de l’entourage, le travail de déstigmatisation et d’inclusion dans la cité.