Portrait d'Amandine Germain dans un parc.
© Jean-Sébastien Faure

Amandine Germain : "Nous souhaitons déployer les lieux d’écoute et de parole en direction des jeunes"

Amandine Germain est adjointe à la maire de Grenoble en charge de la santé, de l’alimentation et de la restauration collective et Conseillère départementale de l’Isère.

Santé

Par Isabelle Ambregna, publié le 28 août 2026

Article

La santé mentale est-elle l’affaire des villes ?

La santé, qui inclut la santé mentale, est l’affaire de toutes et de tous. Cela concerne donc aussi les villes. Grenoble s’inscrit dans une définition de santé globale telle que la définit l’OMS : la santé doit être pensée comme un tout. La santé mentale n’est pas notre compétence première, pour autant, on s’en empare !

De quelle manière ?

Grenoble fait partie du Réseau des Villes Santé, ce qui signifie que nous inscrivons la santé physique et mentale dans toutes les politiques publiques. L’urbanisme, avec des espaces de végétalisation, synonymes de respiration et de lien social, doit être favorable à la santé, au même titre que la qualité des logements (isolation et luminosité), l’alimentation, le sport… Tous ces axes se concrétisent dans le Plan municipal de santé.

Quelles actions portez-vous auprès des jeunes ?

Pour prévenir et mieux accompagner la détresse mentale des jeunes et des enfants, nous souhaitons déployer les lieux d’écoute et de parole en direction des jeunes, en lien avec l’ensemble des partenaires, et notamment la Maison des adolescents gérée par l’association

le Codase. Une équipe mobile composée de travailleurs et de travailleuses pair-es a également été affectée à la réduction des risques liés aux addictions. Grenoble fait partie des 11 villes de France qui ont conservé leur propre service de santé scolaire. Trente-cinq personnes travaillent au quotidien et repèrent de plus en plus d’enfants développant des neuroatypies (TSA, TDAH…). Un parcours de prévention et de lutte contre les violences sexuelles existe sous forme d’ateliers de la grande section de maternelle jusqu’en CM2, avec des temps d’écoute qualitative.

Grenoble est aussi une ville hospitalière : nous soutenons les associations engagées auprès des personnes migrantes en situation de stress post-traumatique. Pour les personnes rencontrant des pathologies mentales, il existe le dispositif national « Un chez soi d’abord », qui mobilise aussi le CCAS, le Centre Hospitalier Alpes-Isère, le Relais Ozanam, l’Oiseau Bleu et Point d’Eau… Ce dispositif leur permet d’accéder au logement et à un accompagnement renforcé. Il s’étendra prochainement aux jeunes.