Le TMG est un équipement municipal qui réunit le Grand Théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Trois plateaux pour porter un projet s’articulant autour de deux axes : accompagner les artistes dans le processus de création d’une part, donner accès au plus grand nombre à des œuvres exigeantes et diversifiées qui abordent des sujets de société, d’autre part. La famille, la solidarité, le rapport au vivant, le numérique, les violences sexistes résonnent au cœur du TMG.
Hybride ou participatif
Le soutien à la création se traduit par 18 accueils en résidence et une douzaine de troupes bénéficieront du savoir-faire des ateliers Décors et Costumes comme les compagnies L’Insomnante, L’Embrasement, La Cordelette…
Deux équipes sont associées au TMG pour la deuxième année consécutive. Le collectif Maison Courbe, qui réunit cinq artistes conjuguant cirque et arts visuels, proposera des rendez-vous entre prouesse et poésie, grimpe urbaine, sculpture et musique live.
Au programme : Des déambulations, des spectacles en salle et des formes hybrides pour inviter à regarder le monde autrement.
La compagnie Le Chat du Désert reprendra On aurait dû laisser un mot en s’appuyant sur le concours des élèves du Conservatoire et animera J’peux pas, j’ai théâtre, un projet de médiation qui fait le pari de réunir des habitant-es pour participer à toutes les étapes de fabrication d’un spectacle : écriture, jeu, décor, costumes…
Six créations sont aussi à l’affiche : Mobile Homes par Les Mangeurs d’étoiles, un road movie sensible sur notre besoin de reconnexion à la nature, Fluoplasma par La Guetteuse, une chorégraphie aux allures d’expérience sensorielle décalée, Sans modération(s), où la toute jeune compagnie Sténopia mène une réflexion éthique sur notre société hyper-numérisée…
Voix contemporaines
Intrigante et riche en surprise, la programmation fait la part belle à toutes les esthétiques. La danse se dévoile avec de belles découvertes qui s’adressent aux jeunes comme Pain Pieuvre, qui mêle hip-hop et arts martiaux ou In Vista, un tourbillon chorégraphique qui s’appuie sur la vidéo en direct. Huit spectacles sont dédiés au jeune public : parmi eux, Sous mes nuits blanches évoque la fonte des glaciers grâce à une scénographie originale mêlant papier-calque, chant et musique, Frisson raconte les relations fraternelles avec tendresse et créativité sur un texte signé Magali Mougel...
Beaucoup d’auteurs et d’autrices contemporain-es sont en effet à l’honneur cette saison : Faustine Noguès pour Grand Pays qui aborde le délit de solidarité, Lauriane Goyet qui parle des violences patriarcales avec La Peau des Autres, Annie Ernaux qui interroge le consentement dans Mémoire de Fille, Oscar de Summa qui dénonce le sexisme et l’invisibilisation des femmes dans La Sœur de Jésus-Christ, un texte coup de poing aux allures de western moderne…
