En 2025, 42% des femmes interrogées déclarent avoir vécu une situation de précarité menstruelle au cours des 12 derniers mois (selon l’enquête menée en janvier 2025 dans 27 pays européens par Règles élémentaires x OpinionWay Healthcare). Cette dernière enquête indique également qu’1 européen-ne sur 2 considère le sujet des règles comme tabou ou très tabou. 53 % des européen-nes déclarent avoir déjà eu des règles si douloureuses qu’elles les empêchaient d’accomplir leurs activités quotidiennes. Les règles continuent d’être un facteur d’inégalité, de souffrance et d’exclusion.
Cette année, la collecte de protections périodique a lieu du 1er au 31 octobre
Des bornes sont disponibles dans différents lieux de la Ville de Grenoble pour faire des dons de serviettes jetables ou encore de tampons, de culottes menstruelles, de cups :
- Hall de l’Hôtel de Ville
- Maison des Habitant-es Abbaye
- Maison des Habitant-es Centre-ville
- Maison des Habitant-es Capuche
- Maison des Habitant-es Chorier Berriat
- Maison des Habitant-es Teisseire
- Bibliothèque Kateb Yacine
- Maison de la vie associative et citoyenne.
Les stocks récoltés seront distribués aux personnes dans le besoin.
Soutenir la santé menstruelle tout au long de l'année
- Neuf distributeurs de protections périodiques gratuites ont été installés dans différents lieux du territoire :
Ces lieux sont indiqués sur l’application Ici toilette.
- Depuis le 1er janvier 2024, une autorisation spéciale d’absence permet aux agentes de la Ville souffrant de règles douloureuses de s’absenter un à deux jours par mois. En effet, la période des règles est parfois très difficile entre les douleurs, la fatigue, les symptômes émotionnels et psychologiques.
Depuis le 1er octobre, suite à la mobilisation déterminée des associations sur la précarité menstruelle, l’Assurance Maladie peut prendre en charge les culottes et les coupes menstruelles réutilisables achetées en pharmacie. Cela concerne toutes les personnes menstruées répondant à l’un de ces critères :
- moins de 26 ans
- sans condition de ressources
- ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire, quel que soit l’âge.
La collecte conserve tout son sens, pour les personnes les plus éloignées du système de santé et pour les personnes menstruées n’ayant pas les conditions matérielles pour utiliser des protections réutilisables.
