Vous étiez chargé de l’aspect esthétique de la tour. En quoi cela a-t-il consisté ?
Il a d’abord fallu nettoyer les parements de béton avec la technique de l’eau chaude surchauffée. Nous avons ensuite effectué de nombreux ragréages sur les claustras, dont certains, en partie haute, ont été changés. Ces nouveaux claustras ont été coulés dans des moules créés pour l’occasion, avant d’être sablés pour leur donner un aspect vieilli. Enfin, nous avons posé une patine d’harmonisation à base de chaux et de pigment sur l’ensemble de la tour, afin d’uniformiser son aspect visuel.
Comment avez-vous abordé ce chantier ?
C’est une opération très particulière parce que c’est la première fois que nous intervenons sur un bâtiment d’une telle hauteur, avec des contraintes spécifiques pour acheminer les matériaux ou en matière de sécurité. Travailler sur un ouvrage en béton est aussi nouveau pour nous. Nos chantiers portent en effet surtout sur des monuments en pierre naturelle. Nous avons donc mis au point différentes méthodologies d’intervention qui ont toutes porté leurs fruits, car nos équipes ont le souci du travail bien fait. C’est notre ADN !
Que pensez-vous du résultat ?
Toutes les entreprises qui sont intervenues peuvent être fières. Nous attendons la dépose de l’échafaudage pour voir le résultat dans son ensemble. J’espère qu’il satisfera les Grenobloises et les Grenoblois !
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