Portrait de Éric Schoendoerffer.
© Sylvain Frappat

Éric Schoendoerffer : mécène de la tour Perret

Éric Schoendoerffer est directeur de l’entreprise Sports & Paysages, spécialisée dans l’aménagement des terrains de sport. Entre ancrage territorial et histoire familiale, il revient sur les raisons qui l’ont poussé à soutenir la restauration de la tour Perret.

Patrimoine et Histoire

Par Gilles Peissel et Richard Gonzalez, publié le 5 janv. 2026

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Votre entreprise soutient le projet de restauration de la tour Perret depuis le début du chantier, que signifie ce mécénat pour vous ?

Nous soutenons ce projet depuis le début, car Sports & Paysages est, de par son activité, très ancrée dans le bassin grenoblois. Cette tour fait partie du paysage et nous la voyons depuis la plupart de nos chantiers. Avec mon équipe, nous l’avons déjà visitée à trois reprises, au début, pendant les travaux et dernièrement. C’est vraiment un projet qui nous rassemble et qui fédère les salariés de l’entreprise.

Ce soutien a-t-il une valeur particulière pour eux ?

Oui, je pense. À chaque visite, nous prenons l’après-midi et les trois quarts de mes salariés sont présents. Ils apprécient beaucoup de voir l’évolution des travaux. Ceux qui ne viennent pas, c’est parce qu’ils ont le vertige ! Nous sommes très nombreux dans l’entreprise à pratiquer la montagne sous différentes formes, à être sensibles aux paysages, et nous n’oublions pas que la vocation de la tour Perret, à l’origine, était d’être un observatoire des montagnes.

Ce projet trouve aussi une résonance avec votre histoire familiale…

Il y a effectivement des raisons plus personnelles qui m’ont poussé à soutenir ce projet. Le béton armé, c’est une histoire de famille : j’ai vécu dedans pendant toute ma jeunesse. Mon père était ingénieur dans ce domaine et il a réalisé le monument érigé en mémoire des maquis sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie. Quant à mon arrière-grand-père, il a conçu le pont en béton armé de Seythenex, une petite commune de Haute-Savoie, inauguré en 1912. Avec un tablier de 125 mètres de long et une hauteur de 52 mètres, c’était pour l’époque un ouvrage remarquable. Donc, quand la Ville de Grenoble m’a sollicité pour me proposer ce mécénat, l’idée a tout de suite résonné en moi !

Vous attendez la réouverture de la tour avec impatience ?

Oui, d’autant plus que je vais prendre ma retraite en milieu d’année. Les deux événements seront certainement très proches !

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