Une laborantine manipule des molécules.
© Service communication CNRS Alpes

CNRS : «Il faut une patience folle pour fabriquer une couche de graphène»

Mariane a participé à la Visite Insolite La pêche au graphène au sein d’une salle blanche de l’Institut Néel, laboratoire du CNRS. Témoignage.

Société

Par Adeline Charvet, publié le 26 févr. 2026

Article

Nous voulions voir, mon mari et moi, comment se passait la recherche au CNRS et notamment à l’Institut Néel, ce laboratoire de recherche fondamentale en physique situé sur la Presqu’île scientifique. Entrer dans ces lieux a été un privilège ! Nous avons déjà été surpris de faire partie des dix personnes tirées au sort sur la centaine qui avait candidaté pour visiter une salle blanche, ce laboratoire où les composantes de l’air sont contrôlées en continu. Et surtout une salle blanche où est fabriqué le graphène, matériau incroyable vu comme le matériau du futur pour les nouvelles technologies, formé d’une couche ultramince d’atomes de carbone.

Pour pouvoir entrer, nous avons enfilé une cagoule, une combinaison, des surchaussures, un masque et des gants. Il était important que le moins de particules possible pénètrent dans la salle.

Ce qui m’a impressionnée, c’est la notion du temps et la taille des équipements. Pour faire 1 cm2 de graphène sur quelques microns d’épaisseur, cela demande 3 ou 4 heures et des appareils de 4 à 5 mètres de long. Il faut une patience folle. Dans cette démarche de recherche, les équipes sont extrêmement investies, elles tâtonnent, essaient. La fabrication du graphène est encore très expérimentale, sans doute que plus tard ce matériau sera utilisé dans l’industrie.

Informations complémentaires

Durée

Les Visites Insolites du CNRS sont organisées chaque année lors de la Fête de la Science pour découvrir les coulisses de la recherche et se mettre dans la peau des scientifiques.