Depuis 2015, l’association grenobloise d’art-thérapie (AGAT), qu’elle préside et a cofondée, n’a cessé de mettre en évidence leurs bienfaits sur notre santé. À mille lieues de l’album de coloriage, l’art-thérapie déployée par la trentaine art-thérapeutes d’AGAT, toutes et tous certifié-es, utilise la pratique artistique comme un outil d’accompagnement et de mieux-être.
L’expression artistique est [plus] spontanée [que les mots], elle se situe à la frange de l’inconscient, ceci permet au patient de déposer son histoire, l’art-thérapeute l’aidant à comprendre et doucement à se libérer
, explique Mylène Marion, ex-danseuse, auteure de Oser Vivre son corps.
L’association, lauréate d’un appel d’offres, accompagne près de 50 structures iséroises dédiées aux personnes âgées en perte d’autonomie. Et continue, plus que jamais, à partager sa dynamique lors de week-ends d’immersion, de journées-découvertes, autour de stands et de tables rondes comme cet automne place Félix-Poulat et au musée de Grenoble lors des SISM.
Le saviez-vous ?
Il existe plusieurs courants d’art-thérapie. Créée en mai 2024, l’association iséroise Artmoni se réfère à l’art-thérapie moderne, déployée depuis 1976 par l’école Afratapem (Tours et Grenoble), en partenariat avec des facultés de médecine. L’activité artistique s’appuie sur les capacités préservées du patient plutôt que sur les causes de ces troubles, dans une approche humaniste
, évoque sa présidente et art-thérapeute, Marion Livoti.
